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La déclaration des ruches évolue en 2016

Comme vous le savez, la saisie des déclarations 2015 est finie depuis le 1er novembre 2015.

La période de déclaration change pour la saison 2016.
La Commission européenne a décidé d’harmoniser les périodes de recueil des déclarations de ruches dans l’ensemble des États membres de l’Union Européenne à compter de 2016  (règlement délégué 2015/1366 de la commission du 11 mai 2015 et règlement d'exécution 2015/1368 de la commission du 6 août 2015). Afin de répondre à cette nouvelle réglementation européenne, la Direction Générale de l’alimentation (D.G.A.l) a défini une nouvelle période de déclaration obligatoire dès 2016 : pour l’année concernée entre le 1er septembre et le 31 décembre.

La D.G.A.l. vient d’actualiser les informations sur son site officiel « mes démarches » (http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr/demarches/exploitation-agricole/obtenir-un-droit-une-autorisation/article/declarer-la-detention-et-l-294?id_rubrique=11 ) et sur « TéléRuchers » afin de prévenir les apiculteurs du changement.

Les déclarations 2015 sont closes depuis le 31 octobre 2015.

Certains apiculteurs devant présenter le récépissé de déclaration de ruches actualisé avant le 1er septembre 2016 (ex : aides FranceAgriMer, aides à l’installation, mesures agro-environnementales et climatique, …), un créneau de déclaration « hors période obligatoire » sera ouvert dès que possible et au plus tard au 01/01/2016. Les modalités de cette procédure seront diffusées par la presse professionnelle, via le site du Ministère de l’Agriculture et bien entendu sur le site internet de votre GDS Réunion !

POUR RAPPEL :
Un apiculteur est tenu de déclarer chaque année les ruches dont il est propriétaire ou détenteur, en précisant notamment leur nombre et leurs emplacements (article 33 de la loi 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement et article 11 de l’arrêté du 11 août 1980 relatif au dispositif sanitaire de lutte contre les maladies des abeilles).

A la Réunion :
La 1ère déclaration de ruchers se fait auprès des services du GDS Réunion obligatoirement.
Les principaux dangers sanitaires de l’abeille domestique sont absents (Varroa destructor, petit coléoptère des ruches, loque américaine…). Dans le cadre des missions d’épidémiosurveillance du GDS Réunion, le recensement et l’identification des ruchers est un point essentiel en termes de surveillance sanitaire. Par exemple, le succès du déploiement d’un plan d’urgence varroa ne sera possible que grâce à aux déclarations de tous les apiculteurs. En effet, les apiculteurs déclarés seront à même d’être joignables pour la mise en œuvre des mesures de contrôle.
Pour contacter notre service de déclaration : 0262 275 278.

Pour en savoir plus sur la déclaration des ruches : www.mesdemarches.agriculture.gouv.fr

 

Apiculteurs et vétérinaires: une relation à développer ...

Une étude réalisée sur une centaine d'apiculteurs montre que pour leur cheptel, seuls 1% d'entre eux ont fait appel souvent à un vétérinaire lors de troubles apicoles. Ils sont 18% à le faire, mais "très rarement". 

 

10% des apiculteurs interrogés n'attendent de leur vétérinaire conseil qu'une ordonnance pour les médicaments dans la lutte contre Varroa. 

Enfin, 70% d'entre eux n'ont jamais fait appel à un vétérinaire. 

 

Concernant ces 70%, les raisons du non recours à un vétérinaire sont:

- 32% considèrent n'en avoir pas besoin

- 27% pensent que les vétérinaires ne sont pas compétents dans le domaine apicole

- 12% ne le font pas en raison du coût 

- 10% parce que le vétérinaire de leur voisinage ne s'intéresse pas aux abeilles

- 23% pour de multiples autres raisons (ASA, Agent sanitaire suffisant, pas de problèmes, craignent les piqûres,...)

Conclusion:  Les chiffres parlent d'eux même... La profession vétérinaire s'est engagée dans la filière apicole en formant des vétérinaires compétents en pathologie de l'Abeille. Beaucoup d'apiculteurs n'ont jamais fait appel à un vétérinaire, probablement parce qu'ils ne savent pas ce que nous pouvons leur apporter. 

Deux exemples:

un cas d'intoxication géré dans le sud-ouest par une consœur, qui a pu aider au mieux les apiculteurs touchés.

Autre exemple: une gestion d'un cas de loque américaine dans un rucher. Une prise en charge sanitaire raisonnée du rucher a pu permettre de lever rapidement un arrêté de mise sous surveillance sanitaire d'un rucher atteint grâce aux mesures préconisées par un confrère, alors que ce rucher était soumis à des mesures contraignantes depuis longtemps. 

Ces exemples sont la preuve que les vétérinaires sont un atout pour les apiculteurs. 

Les apiculteurs ont besoin des vétérinaires, mais ils ne le savent pas encore...